Fabrice Lauterjung

Cinéaste, vidéaste. Son travail explore la relation qu’entretiennent textes et images, images et sons, fiction et documentaire, entre contenus manifestes et latents. Il a réalisé une quinzaine de films dont «Istanbul, le 15 novembre 2003», «A une passante», «Berlin : traversée», «Zagreb, répétition», «Avant que ne se fixe», «Fragments de vie d’un club de boxe», «L’invitation au voyage», etc.
Ses réalisations sont visibles aussi bien dans les festivals de cinéma (FID Marseille, Kurzfilmtage Oberhausen, Côté court à Pantin, Jacksonville…) que lors d’expositions d’Art contemporain. Il travaille régulièrement à des projets vidéo-musicaux, en jazz et musique savante, et collabore souvent avec le musicien Louis Sclavis. Il travaille également avec le poète Eric Suchère. Il écrit pour quelques revues et livres, dont «Beauté», «De(s)génération», «ZéroDeux», «ZéroQuatre», «Etoilements». Il est membre du Collectif Jeune Cinéma. Ses films sont présents dans différentes collections, dont celles du Fonds National d’Art Contemporain, du Frac Auvergne, du Frac Provence-Alpes Côtes d’Azur, du Musée des Beaux-arts de Houston, etc.
Vit et travaille à Lyon.

 

Critique

{…} Sept, dix, seize minutes et des secondes, c’est dans des durées ramassées que se déroulent jusqu’ici les films de Fabrice Lauterjung. Prudence des débuts, goût de la petite forme, fidélité métrée à la mesure des modestes bobines super-huit ? Peut-être. Encore faut-il préciser, il ne s’agit pas de courts-métrages, si l’on entend par là ce genre qui se veut galop d’essai pour des longs à venir, à faire la preuve d’un savoir-faire narratif, photographique ou de direction d’acteur. Les films de FL sont brefs mais pleins ; ils découpent leur format à l’aune de leur propre nécessité. Et tout en eux, par ailleurs, témoigne du sens rigoureux de l’économie : la distribution de la couleur et du noir et blanc, la balance des voix et des sous-titres, la présence ou l’absence de musique. Car, bien avant de dépenser le cinéma, d’user et de dérouler de la pellicule à corps perdu, il y va d’abord ici d’un étonnement. Du cinéma, pourrait-on dire , Fabrice Lauterjung n’en revient pas. Voilà, pour qui voudrait trouver une constante, ce qui s’imprime partout ici : la sidération {…}

Jean-Pierre Rehm
(fix, cinéma, in « Fabrice Lauterjung », Editions ADERA, 2007)


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