Expositions 2015

4 déc 2015 au 6 fév 2016
 

Entre des trainées de blancs lumineux et de gris, le bleu traverse la surface. Devant, puisque collé en relief, un mur de moellons blancs. À la fois surface abstraite de couleurs et apparition de ciel entre le mouvement des nuages. Embellie, titre de cette œuvre de Pierre Buraglio, ou révélation. L’œil, lorsqu’il se libère de l’indifférence et de l’habitude, regarde et en même temps, perçoit et pense. Il est ébranlé par ce qui se dépose à sa surface à la manière d’un enfant qui découvre le monde. De ce rapport, l’image garde au mieux la trace. Se situer par delà l’image, c’est retrouver ce rapport de présence avec ce que l’on voit. Figuration ou abstraction en peinture sont alors secondaires, seul importe cette présence qui apparaît dans les paysages d’Arthur Aillaud ou les formes abstraites de Claire Colin-Collin comme dans les œuvres de Pierre Buraglio.

15 oct au 28 nov 2015

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Concrète fiction est le titre d'une série de toiles de Marie-Claude Bugeaud réalisées entre 2013 et 2015. Ce titre est un jeu de mots entre le terme concret (béton en anglais) et l'art concret (art abstrait). La fiction c'est la durée, avec sa légèreté et sa distance. La peinture de Marie-Claude Bugeaud se présente dans une évidence physique. A la fois abstraite et allusive, elle tient en même temps les deux bouts du réel par une tension élémentaire, voire archaïque, entre la couleur et le dessin. Les formes premières, points, lignes, qui s'en dégagent, empreintes ou traces, révèlent une mémoire, le corps dans son rapport au monde.

28 août au 10 oct 2015
 

Les peintures et dessins d'Anthony Vérot sont de façon quasi exclusive des portraits. Ce sont des images d'individus reproduits dans une époque dominée par l'image de soi. Or, cette apparente répétition est un piège tendu par l'artiste pour nous soustraire à notre aveuglement, comme s'il fallait démasquer un délit. Aveuglement de croire à l’équivalence de soi et de son image, de croire à la transparence des personnes, à l'harmonie entre l'intériorité et les espaces normalisés habités par nos corps.

26 juin au 31 juillet 2015
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Donner à voir plus que des représentations, donner à voir des moments. Du travail de peinture de Raphaëlle Paupert-Borne au cinéma de Fabrice Lauterjung, passent des espaces vécus. Fugitive beauté renvoie à des images qui expriment le maintenant en même temps que sa perte. Un va et vient continu s'opère par la remontée à la surface d'images enfouies ou dissimulées, du fond à la forme, du décor à la figure. De l'un à l'autre, cette exposition propose des œuvres où chaque image est une marque du temps.

14 mai au 20 juin 2015
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Correspondances résulte du souhait de Stéphane Bordarier et d’Ulrich Wellmann de rapprocher leur travail. Cette exposition donne ainsi à voir les affinités que partagent ces démarches tout en affirmant leurs profondes singularités. Montrer ensemble prend pour ces deux artistes la forme d’un dialogue dans l’espace de la galerie, dialogue où il est question d’une peinture qui se donne comme seule présence de la couleur. La Galerie Béa-Ba est heureuse de présenter l’actualité de cet échange inédit qui s’affranchit d’approches trop souvent cantonnées à nos frontières.

19 mars au 9 mai 2015
LeBail

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L'œuvre de Bruno Le Bail explore avec une grande acuité notre manière d’appréhender l’histoire de la peinture – en revisitant le paysage ou la nature morte - et la mémoire toujours déformée de notre propre regard posé sur le monde. L’œil rivé sur le sujet, l’artiste s’attache à perdre le support de vue de sorte qu’apparaissent à la surface de la toile des strates de tableaux superposées. A la manière de pop-up sur le web, la peinture de Bruno Le Bail se construit par atomisation, laissant surgir dans un même cadre de multiples fenêtres qui sont autant d’images d’espaces-temps différents.

29 janv au 14 mars 2015
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Exposer Viallat : montrer ensemble peintures sur toiles libres, objets et tauromachies. Parce que Viallat avance constamment, à tâtons, entre ces trois pôles : un centre et des marges, aussi vitales que le centre, parce que, comme il l’écrit, « le renouvellement peut venir du débord ». Exposer Viallat c’est donc exposer le débord : la vie même comme ce qui vient, telle une jubilation, féconder la peinture dans chacun de ses jours. C’est la liberté d’un homme, dans tous ses états, bords et débords, qui se donne à voir et à éprouver. (Pierre Wat, commissaire de l’exposition)