Expositions 2016

2 déc 2016 au 21 janv 2017

13 oct au 26 nov 2016

L'artifice est ici une suite d'acrobaties visuelles faite d'écarts et d'astuces de peintre. L'illusion agit aussi bien sous l'effet d'un arbre surgissant que dans l'apparition d'un objet faussement géométrique. La toile devient une sorte de théâtre d'ombres mouvantes où le motif sérigraphié, redoublant le trompe-l'œil, mettrait la peinture à découvert. Le jeu de plans en cascade m'assure avec soulagement que la toile possède bien une troisième dimension. Au détour d'une rêverie hypnagogique, dans cet état propice et intermédiaire, je cède alors volontiers à la tentation d'une peinture offrant le spectacle de son propre simulacre. (Nicolas Pincemin)

26 août au 8 oct 2016

Béatrice Le Tirilly et Barbara Satre sont heureuses de présenter l'œuvre de Didier Demozay, une proposition pensée en écho de son exposition récente au MAMAC de Nice (galerie des Ponchettes, janvier–mars 2016) où figuraient des toiles essentielles dans l'itinéraire du peintre. L'artiste affirme dans chacun de ses tableaux un contact direct avec la couleur seule. La radicalité de sa démarche participe d'un renouvellement de la peinture contemporaine non figurative en France et à l'étranger. Après Color Abstract, l'exposition inaugurale de la galerie en octobre 2014, l'exposition personnelle de Didier Demozay concrétise l'engagement des deux galeristes pour une œuvre majeure dans le paysage de l'abstraction aujourd'hui.

3 juin au 22 juillet 2016

L'œuvre de Jean Laube constitue une économie de travail où pratique rime avec fabrique. Les réalisations naissent d'infimes variations, des gestes répétés, mis en œuvre à partir de matériaux élémentaires (cartons, plaques de bois, chutes de papiers etc). Chaque action relève d'un geste de construction. Par delà son apparente simplicité, l'exercice de la peinture auquel se livre Jean Laube est tout entier mis au service d'une expérience directe et essentielle, une expérience du regard et du toucher en même temps. On peut observer dans les Découpages, réalisés depuis 2014, une infinité de nuances jouant sur le cheminement du plat vers le volume. Le passage d'une dimension à l'autre s'opère littéralement par le croisement ; un peu comme le relief trouve son existence au point de rencontre entre peinture et sculpture.

8 avril au 27 mai 2016
 

C'est avec la sortie des Ecrits pour voir de Maryline Desbiolles, ouvrage peuplé de textes sur l'œuvre de Bernard Pagès et ponctué de ses dessins, que cette exposition est pensée. La mise en regard des œuvres et des textes sur l'œuvre s'offre alors comme une voie possible pour confronter au sein de la galerie les sculptures et les papiers de Pagès (depuis 1969 et jusqu'à aujourd'hui). La trame de l'écriture précise et lumineuse de Maryline Desbiolles nous introduit au cœur de la création de Bernard Pagès, dans son immense parcours artistique fait notamment d'empreintes et de mises à mal, entre «dévoilement» et «retournement».

11 fev au 24 mars 2016