Jean Laube

L’artiste crée des tableaux, des reliefs, des peintures sur bois, sur papier, sur des assemblages de carton ou encore construit de petits théâtres d’optique. Il y est toujours question d’espaces représentés ou construits, de forme et de couleur, de leurs prises et leurs découpes mutuelles. Les oeuvres récentes sont de petits formats où sont ramassés échelles, vues, gestes et matériaux.
Il a exposé depuis le milieu des années quatre-vingt en France et à l’étranger (en 2013 : Le générateur, Galerie Brun-L’église, Centre Régional d’Art le 19 Montbéliard). En 2009, Laube réalise avec Raphaëlle Paupert-Borne le film « Marguerite et le Dragon ». Il a enseigné la peinture et la sculpture dans différentes Écoles d’Art, Caen, Blois, Montpellier et Avignon.
Vit à Marseille, travaille à Marseille et Paris.

 

Critique

Mais, ce serait une erreur de réduire l’art de Jean Laube à un travestissement du réel ou à sa schématisation. Disons plutôt que cet art est oscillant, qu’il oscille, dans la construction et par la construction, entre le jeu formel – et le jeu, pour paraphraser Pierre Boulez, est une affaire sérieuse – amenant à des solutions totalement abstraites et l’évocation du réel environnant et que c’est dans cette oscillation, dans ce balancement que se joue, justement, la manière dont nous regardons, intégrons les choses, les digérons, les transformons, pour y saisir quelque chose d’inédit ou pour ressaisir ce qui, dans le commun environnant, n’avait pas été vu ou méritait de l’être mieux, que cela soit une forme, une distance ou un écart entre deux choses, une ombre, un angle, un rapport.

Eric Suchère
(note 61, extraite de « 62 notes sur Jean Laube », in Reliefs, Editions P, 2013)

 


Jean Laube interrogé par Anne Kerner, « Ouvre tes yeux », 2016.

 

Dossier complet de l’artiste

Jean Laube – Reliefs