Expositions

du 15 juin au 21 juillet 2017

 

du 5 mai au 10 juin 2017
Peindre ce qui empêche le regard, ce qui entrave la netteté, un entre-deux du visible. Les œuvres de Paul Vergier jouent sur la variation du même. Chaque peinture se construit à partir d’un sujet fuyant : la toile. Cette toile fait surface et apparaît comme un anti-motif, une zone de voilement, qui obstrue en même temps qu’elle dévoile. L’œil retient alors du paysage la trame, comme inscrite dans la rétine, en deçà de la représentation. Tantôt bâche, tissu ou serre, la toile relie les espaces de Vergier et les tient dans un temps suspendu, Evergreen.

 

du 16 mars au 29 avril 2017
« Celui qui, ce soir, va veiller sur une image qu’il vient d’acquérir, s’est d’abord posé la question de savoir s’il offrait à sa vue une nouvelle condition pour sa pensée, c’est à dire une représentation dont l’altitude demeurait immaîtrisable, ou s’il s’offrait un vulgaire message rétinien. (…) Et il sait, et il aime savoir que ce qu’il considère à ses côtés demeurera une énigme, et le ressort d’une émotion composée que l’œil tend à l’esprit. »  Bernard Lamarche-Vadel

 

27 janv au 11 mars 2017
colincollin5 Claire Colin-Collin conçoit son tableau comme un objet fuyant. le métier de peindre s’articule alors autour de trois actions fondamentales : faire, défaire, refaire. les couleurs sur le support dialoguent dans une tension ininterrompue, de toiles en toiles, entre apparitions et disparitions, afin de jouer l’éternel retour de la peinture. l’œuvre se montre dans un mouvement de dépouillement et témoigne d’une durée, d’un geste, d’un passage de la ligne, d’une accumulation de matière.

 

2 déc 2016 au 21 janv 2017

 

13 oct au 26 nov 2016
L’artifice est ici une suite d’acrobaties visuelles faite d’écarts et d’astuces de peintre. L’illusion agit aussi bien sous l’effet d’un arbre surgissant que dans l’apparition d’un objet faussement géométrique. La toile devient une sorte de théâtre d’ombres mouvantes où le motif sérigraphié, redoublant le trompe-l’œil, mettrait la peinture à découvert. Le jeu de plans en cascade m’assure avec soulagement que la toile possède bien une troisième dimension. Au détour d’une rêverie hypnagogique, dans cet état propice et intermédiaire, je cède alors volontiers à la tentation d’une peinture offrant le spectacle de son propre simulacre. (Nicolas Pincemin)

 

26 août au 8 oct 2016
Béatrice Le Tirilly et Barbara Satre sont heureuses de présenter l’œuvre de Didier Demozay, une proposition pensée en écho de son exposition récente au MAMAC de Nice (galerie des Ponchettes, janvier–mars 2016) où figuraient des toiles essentielles dans l’itinéraire du peintre. L’artiste affirme dans chacun de ses tableaux un contact direct avec la couleur seule. La radicalité de sa démarche participe d’un renouvellement de la peinture contemporaine non figurative en France et à l’étranger. Après Color Abstract, l’exposition inaugurale de la galerie en octobre 2014, l’exposition personnelle de Didier Demozay concrétise l’engagement des deux galeristes pour une œuvre majeure dans le paysage de l’abstraction aujourd’hui.

 

3 juin au 22 juillet 2016
L’œuvre de Jean Laube constitue une économie de travail où pratique rime avec fabrique. Les réalisations naissent d’infimes variations, des gestes répétés, mis en œuvre à partir de matériaux élémentaires (cartons, plaques de bois, chutes de papiers etc). Chaque action relève d’un geste de construction. Par delà son apparente simplicité, l’exercice de la peinture auquel se livre Jean Laube est tout entier mis au service d’une expérience directe et essentielle, une expérience du regard et du toucher en même temps. On peut observer dans les Découpages, réalisés depuis 2014, une infinité de nuances jouant sur le cheminement du plat vers le volume. Le passage d’une dimension à l’autre s’opère littéralement par le croisement ; un peu comme le relief trouve son existence au point de rencontre entre peinture et sculpture.

 

8 avril au 27 mai 2016
C’est avec la sortie des Ecrits pour voir de Maryline Desbiolles, ouvrage peuplé de textes sur l’œuvre de Bernard Pagès et ponctué de ses dessins, que cette exposition est pensée. La mise en regard des œuvres et des textes sur l’œuvre s’offre alors comme une voie possible pour confronter au sein de la galerie les sculptures et les papiers de Pagès (depuis 1969 et jusqu’à aujourd’hui). La trame de l’écriture précise et lumineuse de Maryline Desbiolles nous introduit au cœur de la création de Bernard Pagès, dans son immense parcours artistique fait notamment d’empreintes et de mises à mal, entre «dévoilement» et «retournement».

 

11 fev au 24 mars 2016
Claire Colin-Collin conçoit son tableau comme un objet fuyant. le métier de peindre s’articule alors autour de trois actions fondamentales : faire, défaire, refaire. les couleurs sur le support dialoguent dans une tension ininterrompue, de toiles en toiles, entre apparitions et disparitions, afin de jouer l’éternel retour de la peinture. l’œuvre se montre dans un mouvement de dépouillement et témoigne d’une durée, d’un geste, d’un passage de la ligne, d’une accumulation de matière.

 

4 déc 2015 au 6 fév 2016
Entre des trainées de blancs lumineux et de gris, le bleu traverse la surface. Devant, puisque collé en relief, un mur de moellons blancs. À la fois surface abstraite de couleurs et apparition de ciel entre le mouvement des nuages. Embellie, titre de cette œuvre de Pierre Buraglio, ou révélation. L’œil, lorsqu’il se libère de l’indifférence et de l’habitude, regarde et en même temps, perçoit et pense. Il est ébranlé par ce qui se dépose à sa surface à la manière d’un enfant qui découvre le monde. De ce rapport, l’image garde au mieux la trace. Se situer par delà l’image, c’est retrouver ce rapport de présence avec ce que l’on voit. Figuration ou abstraction en peinture sont alors secondaires, seul importe cette présence qui apparaît dans les paysages d’Arthur Aillaud ou les formes abstraites de Claire Colin-Collin comme dans les œuvres de Pierre Buraglio.

 

15 oct au 28 nov 2015
bugeaud16-expo Concrète fiction est le titre d’une série de toiles de Marie-Claude Bugeaud réalisées entre 2013 et 2015. Ce titre est un jeu de mots entre le terme concret (béton en anglais) et l’art concret (art abstrait). La fiction c’est la durée, avec sa légèreté et sa distance. La peinture de Marie-Claude Bugeaud se présente dans une évidence physique. A la fois abstraite et allusive, elle tient en même temps les deux bouts du réel par une tension élémentaire, voire archaïque, entre la couleur et le dessin. Les formes premières, points, lignes, qui s’en dégagent, empreintes ou traces, révèlent une mémoire, le corps dans son rapport au monde.

 

28 août au 10 oct 2015
Les peintures et dessins d’Anthony Vérot sont de façon quasi exclusive des portraits. Ce sont des images d’individus reproduits dans une époque dominée par l’image de soi. Or, cette apparente répétition est un piège tendu par l’artiste pour nous soustraire à notre aveuglement, comme s’il fallait démasquer un délit. Aveuglement de croire à l’équivalence de soi et de son image, de croire à la transparence des personnes, à l’harmonie entre l’intériorité et les espaces normalisés habités par nos corps.

 

26 juin au 31 juillet 2015
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fugitive-expo Donner à voir plus que des représentations, donner à voir des moments. Du travail de peinture de Raphaëlle Paupert-Borne au cinéma de Fabrice Lauterjung, passent des espaces vécus. Fugitive beauté renvoie à des images qui expriment le maintenant en même temps que sa perte. Un va et vient continu s’opère par la remontée à la surface d’images enfouies ou dissimulées, du fond à la forme, du décor à la figure. De l’un à l’autre, cette exposition propose des œuvres où chaque image est une marque du temps.

 

14 mai au 20 juin 2015
wellmannbordarier
wellmannbordarier4 Correspondances résulte du souhait de Stéphane Bordarier et d’Ulrich Wellmann de rapprocher leur travail. Cette exposition donne ainsi à voir les affinités que partagent ces démarches tout en affirmant leurs profondes singularités. Montrer ensemble prend pour ces deux artistes la forme d’un dialogue dans l’espace de la galerie, dialogue où il est question d’une peinture qui se donne comme seule présence de la couleur. La Galerie Béa-Ba est heureuse de présenter l’actualité de cet échange inédit qui s’affranchit d’approches trop souvent cantonnées à nos frontières.

 

19 mars au 9 mai 2015
LeBail
lebail-expo L’oeuvre de Bruno Le Bail explore avec une grande acuité notre manière d’appréhender l’histoire de la peinture – en revisitant le paysage ou la nature morte – et la mémoire toujours déformée de notre propre regard posé sur le monde. L’œil rivé sur le sujet, l’artiste s’attache à perdre le support de vue de sorte qu’apparaissent à la surface de la toile des strates de tableaux superposées. A la manière de pop-up sur le web, la peinture de Bruno Le Bail se construit par atomisation, laissant surgir dans un même cadre de multiples fenêtres qui sont autant d’images d’espaces-temps différents.

 

29 janv au 14 mars 2015
viallat16
Exposer Viallat : montrer ensemble peintures sur toiles libres, objets et tauromachies. Parce que Viallat avance constamment, à tâtons, entre ces trois pôles : un centre et des marges, aussi vitales que le centre, parce que, comme il l’écrit, « le renouvellement peut venir du débord ». Exposer Viallat c’est donc exposer le débord : la vie même comme ce qui vient, telle une jubilation, féconder la peinture dans chacun de ses jours. C’est la liberté d’un homme, dans tous ses états, bords et débords, qui se donne à voir et à éprouver. (Pierre Wat, commissaire de l’exposition)

 

4 déc 2014 au 22 janv 2015
L’œuvre d’Arthur Aillaud procède par juxtapositions : une zone géométrique monochrome sur un paysage. Chaque espace est une surface de découpe d’une autre surface. Ce recadrage à l’œuvre dans les tableaux construit plutôt un décadrage, il permet une distance critique sur le sujet. La représentation est mise en question. L’organisation architectonique des éléments de figuration et de non-figuration, dans un rapport de stricte égalité picturale et à des fins de composition, tend à inverser, voire à brouiller, nos codes de lecture. L’équilibre précaire qui s’installe entre les espaces de muralité et les points de vue, dans la profondeur de champ, de paysages naturels ou urbains, révèle toute la fragilité du réel. La peinture devient son propre décor où le trompe l’œil n’est plus un artifice mais l’organe principal d’une rythmique interne au tableau. Le béton donne le ton et fait résonner les panoramas. L’artiste joue ainsi le végétal, ou le minéral, contre l’architectural… tout contre.

 

9 oct au 27 nov 2014

Artistes exposés :
Stéphane Bordarier
Marie-Claude Bugeaud
Didier Demozay
Jean Laube
Ulrich Wellmann

La galerie Béa-Ba ouvre ses portes avec des artistes que la peinture abstraite anime depuis longtemps. L’exposition Color Abstr(Act) relève de la volonté de présenter à Marseille, un ensemble de peintres dont l’acte abstrait s’accomplit dans et avec la couleur. Les œuvres de Marie-Claude Bugeaud, Ulrich Wellmann, Stéphane Bordarier, Jean Laube et Didier Demozay soulèvent toutes la question de l’occupation de l’espace, dans une peinture où le mouvement coloré est invariablement sujet au débordement et à l’expansion. Par la simplicité et la franchise des rapports chromatiques s’exprime une pensée de la fabrication du tableau. La couleur existe dans sa matérialité et s’appuie sur un geste élémentaire sans cesse recommencé. Loin de l’abstraction géométrique, chacun assume une sensibilité de la couleur. Déjouant alors ce qui fait les joliesses de la peinture, son artificielle séduction, les œuvres se confrontent ici directement à la réalité physique de la couleur afin que des surfaces éclosent des champs de tensions ininterrompus. Il s’agit d’affirmer, avec cette première exposition, notre volonté de galeristes de défendre la peinture abstraite aujourd’hui. L’usage que les artistes font de la couleur est un marqueur essentiel de la force de la peinture actuellement.